Santé : à Mayotte la mortalité est 89 % plus élevée qu’en métropole !

Les territoires ultramarins continuent de subir de fortes inégalités de santé par rapport à l’Hexagone :

  • Surmortalité élevée : Mayotte (+89%), Guyane (+37%).

  • Accès aux soins limité : un tiers des habitants renonce à se soigner (contre un quart en métropole).

  • Fragilités environnementales et sociales : pollution, risques infectieux (dengue, paludisme, variole du singe), accès limité à l’eau, catastrophes climatiques, précarité alimentaire.

Principales problématiques

  1. Manque de professionnels de santé

    • Spécialistes insuffisants à Mayotte, Wallis-et-Futuna, certaines îles de Polynésie.

    • Dépendance aux évacuations sanitaires (EVASAN) vers la métropole ou La Réunion, notamment pour le cancer.

    • Santé périnatale et mortalité infantile très préoccupantes (2 à 3 fois plus élevées qu’en métropole).

  2. Santé mentale des jeunes

    • 4 jeunes sur 10 présentent des symptômes dépressifs, contre 19-28 % en métropole.

  3. Obstacles culturels et linguistiques

    • Termes médicaux inexistants dans certaines langues locales (ex. « cancer » en shimaoré), compliquant la prévention et la prise en charge.

  4. Organisation du système de santé

    • Fragmentation entre agences régionales, institutions nationales et autorités locales.

    • Manque de cohérence et de coordination.

Recommandations du CESE

Le Conseil Économique, Social et Environnemental propose :

  • Territorialisation des politiques de santé : plans locaux et pluriannuels adaptés à chaque territoire.

  • Harmonisation des statistiques de santé avec celles de l’Hexagone.

  • Renforcement du rôle des ARS.

  • Intégration des médecines traditionnelles et développement de la diplomatie sanitaire régionale.

  • Meilleure coordination et contrats clairs entre tous les acteurs.

  • Approche globale prenant en compte prévention, organisation, offre de soins, facteurs sociaux et environnementaux.

Enjeux

  • La santé en Outre-mer est un miroir des inégalités territoriales.

  • Adapter les politiques aux réalités locales et associer les populations aux décisions est essentiel pour rétablir la confiance et garantir une véritable égalité d’accès aux soins.

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